« Je suis rentré chez moi, mais depuis mon accident, tout me coûte plus cher. Est-ce que ces dépenses peuvent être indemnisées ? »
C’est une question que beaucoup de victimes se posent après leur sortie de l’hôpital.
Car rentrer chez soi ne signifie pas forcément retrouver sa vie d’avant. Il faut parfois continuer les soins, se faire aider, organiser ses déplacements autrement ou acheter du matériel que l’on n’aurait jamais eu à financer sans l’accident.
Ces dépenses peuvent faire partie des conséquences indemnisables de l’accident.
Le retour à la maison révèle souvent de nouveaux besoins
À l’hôpital, une grande partie des besoins de la victime est prise en charge. Une fois à domicile, la réalité peut être très différente. Faire ses courses, préparer un repas, entretenir son logement, conduire ou simplement prendre une douche peut devenir compliqué. Vous pouvez alors avoir besoin d’une aide à domicile, de matériel spécifique ou de faire appel davantage à votre entourage.
Ces besoins doivent être identifiés, même lorsqu’ils ne sont que temporaires.
« C’est mon conjoint qui m’aide, donc je n’ai rien dépensé ». C’est une erreur fréquente.
Après un accident, le conjoint, les parents ou les enfants prennent souvent le relais naturellement : ménage, repas, courses, déplacements, aide pour s’habiller ou se laver… Cette aide est rarement facturée. Pourtant, cela ne signifie pas qu’elle ne doit pas être prise en compte.
Si votre état de santé nécessite l’assistance d’une autre personne, ce besoin peut être indemnisable même lorsque l’aide est apportée gratuitement par un proche.
Il est donc important de pouvoir expliquer ce que vous ne pouviez plus faire seul et pendant combien de temps.
Déplacements, matériel, soins : pensez à conserver vos justificatifs
Certains frais sont faciles à oublier parce qu’ils sont engagés petit à petit. Vous avez peut-être multiplié les déplacements pour des consultations, de la rééducation ou des examens médicaux. Vous avez dû acheter du matériel, payer certains soins restant à votre charge ou faire appel à des services que vous n’utilisiez pas auparavant.
Dans les situations de handicap plus important, les besoins peuvent aller beaucoup plus loin : adaptation du véhicule, aménagement du logement, fauteuil roulant ou autres équipements spécifiques.
Conservez autant que possible vos factures, tickets, prescriptions et justificatifs de déplacement. Pris séparément, certains montants peuvent sembler modestes. Sur plusieurs mois ou plusieurs années, ils peuvent représenter une somme importante.
Et si ces dépenses vont continuer dans le futur ?
C’est un point essentiel. Certaines victimes auront besoin d’aide ou de matériel pendant quelques semaines. Pour d’autres, les séquelles vont entraîner des dépenses pendant plusieurs années, voire toute leur vie.
L’indemnisation ne doit donc pas uniquement regarder les factures déjà payées. Si votre handicap nécessite durablement une aide humaine, un véhicule adapté, du matériel renouvelé régulièrement ou un logement aménagé, les besoins futurs doivent eux aussi être évalués.
Ne banalisez pas les dépenses liées à votre accident
Après plusieurs mois, certaines contraintes finissent par faire partie du quotidien. On ne pense plus forcément à les rattacher à l’accident.
Pourtant, une question simple peut aider : « Est-ce que j’aurais eu cette dépense ou ce besoin si l’accident n’avait pas eu lieu ? »
Si la réponse est non, il est important d’en parler et de conserver les éléments permettant de le justifier.
Au Cabinet COLLARD & ASSOCIÉS, nous examinons avec les victimes l’ensemble des conséquences concrètes de leur accident afin que l’indemnisation ne se limite pas aux seules dépenses médicales visibles.
Vous êtes rentré chez vous mais continuez à supporter des frais ou à avoir besoin d’aide en raison de votre accident ? Nous pouvons faire le point avec vous sur les dépenses et besoins qui peuvent être pris en compte.
Questions fréquentes
Les frais de déplacement pour mes rendez-vous médicaux peuvent-ils être indemnisés ?
Ils peuvent être pris en compte lorsqu’ils sont liés aux conséquences de l’accident : consultations, examens, séances de rééducation ou expertises, par exemple. Il est donc utile de conserver les justificatifs permettant de retracer ces déplacements et leur coût.
Ma famille m’aide gratuitement depuis mon retour à domicile : est-ce pris en compte ?
Oui, lorsque votre état nécessite réellement l’aide d’une autre personne. L’absence de facture ne signifie pas que ce besoin d’assistance disparaît. Il est important de préciser la nature de l’aide apportée, sa fréquence et sa durée.
Mon logement ou ma voiture doivent être adaptés : qui prend en charge ces frais ?
Lorsque les séquelles de l’accident rendent ces adaptations nécessaires, leur coût peut entrer dans l’évaluation du préjudice. Pour les situations de handicap important, il faut également anticiper les besoins futurs et le renouvellement éventuel de certains équipements, et pas uniquement les premières dépenses engagées.