Le traumatisme est invisible et la victime bien trop jeune pour en témoigner. C’est la première difficulté du syndrome du bébé secoué. Trop souvent, cette maltraitance, elle-même, passe sous les radars. Un parent, une aide maternelle, exaspéré par les pleurs du nourrisson, le saisit et le secoue pendant quelques secondes. Quand ce comportement est répété, les conséquences s’avèrent terribles.
Une maltraitance aux lourdes conséquences
Le cerveau d’un enfant de quelques mois est encore en formation. Secoué, il heurte la boîte crânienne et soumet les vaisseaux sanguins encore très fragiles à des compressions, des déchirures. Ces hématomes qu’on appelle « sous duraux », vont provoquer des séquelles irréversibles. Mortelles dans 10 % des cas. Profondément invalidantes dans plus de la moitié.
Cette maltraitance n’est pas rare. La Journée nationale du bébé secoué qui a eu lieu de 5 avril, vient de le rappeler. On estime qu’il existe en France entre 400 et 500 cas par an mais que beaucoup d’autres sont méconnus faute de signalement.
Symptômes et diagnostic
Que faire ? D’abord être attentif au changement brutal de comportements de votre enfant jusqu’à l’âge de neuf mois, voire même un an. Des convulsions, des vomissements en jet, des arrêts respiratoires, des pertes de connaissance doivent vous alerter immédiatement. Mais les symptômes peuvent être moins spectaculaires : une pâleur extrême, un manque de réaction, une tête qui n’est plus soutenue, un regard qui ne suit plus. Si tout cela se répète sans qu’aucune chute ne puisse expliquer ces réactions, n’hésitez pas à consulter.
Car si les symptômes peuvent être trompeurs, le diagnostic, lui repose sur des singes cliniques très précis. Un scanner révèlera immédiatement les hématomes sous duraux. Un examen des yeux montrera les hémorragies rétiniennes liées au traumatisme. Le Haute Autorité de Santé a publié en 2011, et réactualisé en 2017, des consignes pour guider le travail de tous les praticiens.
Procédures face à la CIVI où à l’assureur du responsable
Si le diagnostic est confirmé, il est indispensable d’agir pour défendre les droits de votre enfant. Il faut rappeler que les conséquences de cette maltraitance peuvent être très invalidantes. Elles affectent le développement intellectuel de votre bébé, son comportement et peuvent aller jusqu’à des crises répétées d’épilepsie, une paralysie ou la cécité. Des séquelles qui n’apparaîtront que progressivement au cours de son enfance.
Si le responsable de la maltraitance est un professionnel de la petite enfance, lui et son assureur devront être mis en cause pour que votre enfant soit indemnisé de tous ces dommages. Si, comme c’est le plus souvent le cas, il n’est pas possible d’identifier l’auteur, il est impératif de porter plainte. D’abord parce que secouer un bébé est un délit passible de sanctions pénales. Ensuite parce que cette plainte va permettre de saisir la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI) qui devra réparer toutes les conséquences du traumatisme.
L’accompagnement par toute une équipe spécialisée
Dans tous les cas, il s’agit d’un long parcours. Les séquelles, on l’a vu, n’apparaissent qu’au fur et à mesure du développement de l’enfant. Des procédures d’expertises régulières devront les identifier, les mesurer, les suivre. Le syndrome du bébé secoué nécessite donc un accompagnement juridique continu, sur plusieurs années, par un avocat spécialiste du dommage corporel et de ces cas très particuliers de dossiers. Pour obtenir les provisions nécessaires à sa prise en charge. Pour garantir son indemnisation totale.
Le cabinet Jehanne Collard et associés, dédié à la défense des victimes, ne pouvait que se mobiliser pour les plus fragiles d’entre elles. Depuis plus de trente ans, nous avons développé une expérience unique dans l’indemnisation du dommage corporel.
Nous accompagnons des parents de bébé victime de cette maltraitance. Nos avocats vous assisteront dans le dépôt de plainte comme dans les procédures devant la CIVI ou l’assureur du responsable. Nos médecins conseils suivront toutes les expertises. Nous serons à vos côtés, tout au long du parcours, jusqu’à l’indemnisation intégrale de tous les préjudices.