VINGT ANS AUX COTES DE CHRISTELLE

C’était en juin 1995 et elle avait dix ans à peine. Elle traversait la rue quand une voiture l’a percutée à grande vitesse. Sa tête a pris l’essentiel du choc : coma, traumatisme crânien grave. Sur un jeune cerveau en plein développement, les ravages ont été spectaculaires. Christelle a perdu son insouciance, sa vivacité, sa curiosité. Ses résultats scolaires, affectés par les pertes de mémoire et d’attention, se sont effondrés. Au fil des hospitalisations, des tentatives de rééducation, l’adolescente a enchaîné les périodes de prostration, les crises dépressives puis de graves épisodes délirants qui la mettent en danger. Elle est à jamais incapable de mener une vie normale.

Prouver le lien entre l’accident et l’ensemble de ces symptômes neurologiques ou psychiatriques implique une gigantesque bataille d’experts. Le conducteur qui a renversé Christelle n’était pas assuré. Le Fond de Garantie, chargé dans ce cas d’indemniser la victime, a tout tenté pour ne pas payer ou le moins possible. Il a soutenu successivement que les troubles de Christelle étaient la conséquence d’un état antérieur, de la mort précoce de sa mère ou d’une intoxication médicamenteuse.

D’expertises en contre-expertises, de tribunal en cour d’appel, cela fait vingt ans, cette année, que le cabinet Collard et associés se bat aux cotés de Christelle et de son père. Une longue bataille liée au caractère progressif des symptômes qui se sont développés tout au long de l’adolescence et à la guérilla menée par le Fonds de Garantie. Une longue bataille pour assurer à Christelle une vie digne malgré ses handicaps.

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