Amandine, hémiplégique suite à un accident de la route à l'âge de 11 ans

témoignage amandine 2.png

Notre vie a basculé le 3 mars 2007, à 14h. Notre fille, Amandine, alors âgée de 11 ans et demi a été percutée par un véhicule roulant à 50km/h, sur une ligne droite.

Notre fille attendait pour traverser, un automobiliste l'a laissée passer, elle l’a remercié et n’a pas regardé sur sa gauche, une voiture arrivait et l’a percutée. Le choc a été violent, Amandine a « volé » comme une poupée de chiffon. Je suis sa maman et j’étais présente, j’allais descendre de ma voiture. J’ai couru vers elle, j’ai cru voir un sourire et puis on m’a emmené plus loin. Une des premières personnes arrivées sur place était un médecin du SAMU de Grenoble, il a très vite évalué la gravité et a fait appel à l’hélicoptère. Amandine est partie vers le CHU de Grenoble. Évacuation en moins de 2 heures. Nous avons pu la rejoindre vers 20h suite à un appel du CHU qui nous disait que nous pouvions venir, elle était prise en charge. En arrivant, personne ne trouve notre fille là où nous étions attendus (en déchocage) car entre temps elle a dû être opéré pour un œdème cérébral. Nous pouvons enfin la voir à 1h du matin, il a fallu du temps pour la stabiliser, rien n’est gagné !

Elle a fait un arrêt cardiaque en arrivant au CHU et après les massages elle est revenue à elle très vive et agitée. Après le déchocage et après avoir constaté sa morphologie, son tonus, etc. les neurochirurgiens décident de lui faire une craniectomie, ils lui enlèvent les deux volets, droit et gauche, de la boite crânienne pour que le cerveau puisse avoir de la place. Pendant 15 jours, Amandine est entre la vie et la mort, jusqu’au jour où l’on nous dit qu’Amandine va vivre. On est content mais inquiets oui elle va vivre mais dans quel état ? Les jours passent, Amandine se réveille petit à petit, on nous annonce 6 à 9 mois de réanimation infantile et la rééducation après. Une médecin de l’unité d’éveil du centre de rééducation vient au CHU voir notre fille et décide que début avril, Amandine serait dans son service. Effectivement, le 3 avril 2007, nous partons pour le Centre de Rééducation de St- Hilaire du Touvet.

Les deux mois d’unité d’éveil sont un cauchemar. Tout essaie de se réveiller mais cela ne va pas ! C’est de l’agitation plus plus, Amandine arrache tout, déchire les tapisseries… Amandine ne marche pas, ne parle pas, ne mange pas… Les semaines et les mois passent, Amandine reprend vie et ressortira du centre le 29 juin 2008, le jour de son anniversaire. Elle est hémiplégique gauche, fait des crises d’épilepsie, ne parle pas correctement… En septembre 2008, elle retourne au collège pour 3 matières tout en faisant de l’orthophoniste, du kiné… Nous avons durant ces mois reçus à notre domicile un expert de notre assurance et un de l’assurance adverse, ils boivent le café, cela dure 2h, tout se passe bien mais rien n’avance. Quel avenir pour notre fille ? Lors de ma déposition en gendarmerie, 4 jours après l’accident, un gendarme m’avait donné la plaquette d’une association sur Marseille. 18 mois après je la ressors et décide d’appeler cette association. Et c’est là que nous trouvons une écoute en la personne de Me Collard. Du bonheur, nous recevons à la maison un de ses collaborateurs et de suite le courant passe. 

Je me mets au travail, je regroupe le dossier médical, les expertises faites par les deux compagnies d’assurance au Centre de Rééducation… Le dossier part sur Paris et là nous avons une épaule sur laquelle nous reposer. Une première expertise, sur Paris, une vraie expertise. Nous rencontrons Me Collard, que du bonheur. Tout se fait au fil de l’eau, les expertises, les rencontres, l’écoute téléphonique, des échanges par mail. Pourquoi avoir attendu 18 mois ? Parce que nous n’avions pas la tête à cela, pas l’âme de procédurier. À savoir que sur conseil des gendarmes nous avons portés plainte contre la personne qui a renversé Amandine mais sans que cela soit porté à son casier judiciaire, elle n’y est pas pour rien, mauvais moment au mauvais endroit et nous nous pourrions être à sa place. En janvier 2012, après maints traitements contre l’épilepsie, des tests, … Amandine est pharmaco résistante et fait partie d’un infime % de cas où l’opération est possible, on lui fait donc une cortectomie, elle vit aujourd’hui sans l’hémisphère droit. Il y a eu un retour en arrière sur sa mobilité mais elle marche, parle quand même.

Aujourd’hui et grâce à Me Collard Amandine peut vivre en se faisant aider, avoir très prochainement sa maison, assurer son avenir du côté financier. Pour nous, nous avons pu avoir des dommages et intérêts, son frère aussi. Il est bizarre de dire cela car rien ne sera plus JAMAIS comme avant ce 3 mars 2007. Notre fille est là, vivante mais malheureuse, hors de ses pairs, mais il y a ces petits bonheurs, sa maison, un voyage au Maroc en mars 2014, le 3 mars nous décollons de l’Aéroport de Saint-Exupéry à Lyon, une amie nous dit c’est le 3 mars mais c’est un bon jour ! Et nous passons un excellent séjour. On repart là-bas en juillet prochain, nous avons un ami là-bas qui a tout prévu pour Amandine, on va tous en profiter et pour Amandine il a prévu ce qu’il fallait pour faire les mêmes découvertes que toute la famille. Amandine gymnaste puis danseuse avant l’accident (10h de sport par semaine, d’où sa tonicité lors de l’accident) fait de l’Handidanse une fois par mois le dimanche après-midi, quelques spectacles où la troupe est ovationnée. Là nous avons une Amandine heureuse.

Je suis certaine que j’ai oublié plein de choses MAIS ce que nous pouvons dire c’est que Me Collard est un amour de femme, ses collaborateurs sont de vrais êtres humains. Dans ce cabinet d’avocats il y a de l’écoute, de la patience, de la douceur, de l’empathie, … et sans oublier Cécilia, la première voix que l’on entend lorsque l’on appelle le cabinet, toujours polie, attentive, aimable. Une équipe de choc ! Me Collard est présente dans nos cœurs à jamais. C’est un être qui a une place particulière dans notre famille. Plus qu’un membre de la famille, plus qu’un membre de nos amis, moins nombreux depuis l’accident cela dit. Souvent nous nous disons que si nous devons donner les coordonnées de Me Collard à quelqu’un c’est qu’il y a eu un drame mais si nous avons à le faire nous le ferons pour que ces personnes puissent avoir un appui, un vrai appui.

MERCI Me COLLARD. »

 














OwnerCommentaire