La France perd chaque jour sur les routes un peu de sa jeunesse

Deux cent quatre vingt dix personnes ont trouvé la mort sur les routes de France au mois de novembre 2015, soit une hausse de 3,6 % sur novembre 2014. Ce lourd bilan confirme le relâchement des comportements observé depuis de nombreux mois. Depuis le début de l’année la mortalité routière est en progression de 2,1 %. L’objectif du gouvernement de passer sous la barre des 2.000 morts par an parait aujourd’hui bien compromis.

Ce mois de novembre est terrible pour notre pays. Aux morts horribles des attaques terroristes s’ajoutent les morts désespérantes sur la route. Pour moi qui rencontre au quotidien les proches des victimes, je constate la même tristesse, la même colère. J’aimerais voir, autour de l'insécurité routière, le même sursaut citoyen que celui qui répond aux attaques terroristes. J’aimerais que, pour la route aussi, soit multiplié les contrôles, renforcé la lutte contre les comportements délinquants. J’aimerais surtout que les Français témoignent de la même vigilance, du même respect des règles de sécurité.

Sur la route, nous menons aussi une guerre et depuis très longtemps. Contre l’irresponsabilité, l’égoïsme, la bêtise. Mais trop peu de Français en ont conscience. Trop peu d’entre nous se rendent compte que la France perd chaque jour sur les routes un peu de sa jeunesse, de sa force, de sa diversité. Nous devrions être là aussi en état d’urgence.