Dans le terrible accident de MILLAS, la responsabilité du médecin me semble évidente.

Le bureau d’enquête accident (BEA) vient de rendre son rapport sur l’accident d’un car scolaire à Millas qui, en 2017, avait couté la vie à quatre adolescents et blessé gravement quatorze autres enfants. Selon le BEA, le passage à niveau a parfaitement fonctionné. Seule une “défaillance” de la conductrice du bus peut expliquer pourquoi elle s’est engagée au moment où le train arrivait. Ce rapport confirme la lourde responsabilité du médecin de la conductrice. L’absence de réaction devant un signal sonore et une barrière baissée, sur un trajet que cette femme connaissait parfaitement, ne peut s’expliquer que par les effets secondaires du Zoplicone, le somnifère qu’elle prenait depuis deux ans. Des effets sous forme d’absence parfaitement connu de tout professionnel de santé. La prescription répétée de Zoplicone par le médecin est totalement aberrante compte tenu de la profession de sa patiente. Une mise en examen du praticien me semble désormais s’imposer.

Jehanne Collard
Avocate.