Vélos, trottinettes, monoroue ou rollers: duels dans les rues de Paris

Après les voitures, scooters, vélos, voici venus les trottinettes électriques, skate, monoroue et "hoverboard" : les nouveaux moyens de transport plus technologiques se cherchent une place dans les rues de Paris, déjà bondées, et en l'absence de toute régulation prévue par la loi.
À la faveur d'un été ensoleillé, et après les déboires de Vélib et d'Autolib, les "engins de déplacement personnel" ont déferlé à Paris, où se tient dimanche la 4e journée sans voiture.

"J'ai failli me prendre des voitures plus d'une fois", reconnaît Jules, 21 ans, skate électrique sous les pieds, qui chaque jour "slalome entre les bus, voitures et vélos" pour parcourir une dizaine de kilomètres et rejoindre Paris depuis Saint-Cloud, à l'ouest de la capitale.
"Monocycle, rollers, vélos ou +hoverboard+ (planches à roulettes avec un moteur électrique, Ndlr)... J'ai essayé plein de trucs", confesse ce jeune comédien, qui se dit "précautionneux mais ne porte pas de casque", jugé "trop encombrant".

Pourtant, circuler avec ces engins sur la chaussée ou sur le trottoir reste une opération périlleuse: en 2017, 68 piétons sont décédés sur la route en île de France, sur 319 morts au total, selon les chiffres officiels.
Pour autant, il est "impossible de distinguer (les conducteurs de ces engins) des piétons dans les statistiques" dans la mesure où "les trottinettes, monoroue et autres sont juridiquement assimilés à des piétons", a indiqué à l'AFP une source policière. Concrètement, "leurs utilisateurs sont tenus de circuler sur les trottoirs".

Faute de loi, le nombre d'accidents "va continuer de croître parce qu'il n'y a pas de code de la route pour les trottinettes, rollers et autres", estime l'avocate spécialisée dans la défense des victimes de la route, Me Jehanne Collard, dénonçant "une nouvelle forme d'accident qui arrive sur le marché".
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